Des produits laitiers non certifiés en circulation au Cameroun

Les aliments lactés vendus sur le marché ne sont pas reconnus par l’Anor.

Agriculture: la tomate en conserve, chasse gardée de l’importation au Cameroun

Depuis la fermeture de la Société des conserveries alimentaires du Noun, le Cameroun est dépendant de l’importation. Pourtant le pays dispose d’un potentiel de production de tomate qui n’est pas exploité.

Collecte de déchets plastiques: entre désir de conformité et obstacles au processus

Plusieurs acteurs de la gestion des déchets au Cameroun ont encore du mal à s’acquitter du permis environnemental de plus de 10 millions de FCFA exigé par le gouvernement pour exercer cette activité.

Découverte: trois étudiants inventent la machine à éplucher les pommes

Ils envisagent mettre en place un modèle destiné aux ménages.

Hydrocarbures : Les vraies raisons de l’augmentation des prix au Cameroun

La production de la Sonara est devenue insuffisante pour satisfaire la demande nationale, et l’entreprise ne dispose plus d’une trésorerie solide.

4 févr. 2018

Neuf (9) personnes meurent ensevelies dans un trou minier ouvert et abandonné par la société chinoise LU ET LANG à l'Est du Cameroun

Neuf (9) personnes trouvent la mort dans le trou d’un site minier ouvert et non réhabilité de lasociété chinoise d’exploitation minière LU et Lang basée au village Ngoe Ngoe, dans la région de l’Est. L'incident a eu lieu ce samedi 30 décembre 2017, à 2 heures du matin.
Ils ont été surpris par un éboulement de terre alors qu’ils s’attelaient à faire le « Ngueré[1] » dans un des trous béants d’environ 200 mètre crée par l’exploitant minier Lu et Lang.
Les victimes s’étaient agglutinées dans ce trou abandonné pour faire du « Nguéré », qui, est une pratique qui consiste pour les riverains à descendre dans les trous laissés béants par les exploitants miniers pour récolter les restes de gravier pour en extraire de l'or. Quatre des corps retrouvé ont été enterré au village Ngoe Ngoe du fait de leur obedience musulmanes, deux autres ont été conduits sur meiganga à la morgue et trois autres corps ont été confiés aux familles qui vivent au village Ngoe Ngoe.

C'est dans le site de cette même entreprise chinoise (Lu et Lang) que des corps de quatre artisans miniers du village Ngoengoe, avaient été trouvés ensevelis (cf pièce jointe journal repères).
Avec ces autres 9 personnes décédées, le compteur du nombre personnes décédées dans les trous miniers et dénombrées par FODER, monte à 43 personnes en l’espace de 10 mois.
Cet autre accident, démontre à suffisance que la réhabilitation des trous miniers est plus qu’urgent. Depuis trois ans, l’association Forêts et Développement Rural (FODER), aux côtés d’autres partenaires de la société civile, fait campagne en faveur de la restauration des sites miniers ouverts par les exploitants dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua. Depuis lors, rien n’est encore fait.
Pour cet accident qui à coûté la vie aux 9 camerounais ; « Au moins des poursuites pour homicide involontaire devraient être ouverte contre cette entreprise. Au delà de l'administration locale qui doit assurer l'ordre public, le Ministère public doit se saisir de ce cas ». Laurence Wete Soh, juriste au sein de FODER
Durant la période de 2012 à 2014, au moins 250 chantiers miniers ont été ouverts et non réhabilité par les 65 entreprises de la mine semi-mécanisée dans la région de l’Est du Cameroun.
Le délégué régional des mines est descendu dimanche, 31 décembre 2017 sur le site du drame. Le responsable de l’entreprise chinoise et son interprète étaient absents. A en croire les habitants de Ngoe Ngoe, les chinois ont profité de la nuit du drame pour évacuer une partie de leur matériel. « Nous avons aperçu dans la nuit un camion qui chargé des bagages », a confié un leader de la communauté. Le délégué régional avant de partir à réitérer que l’entreprise devra prendre toute les mesures pour entièrement réhabilité le site. Il faut préciser que sur ce chantier minier, en plus des trous ouverts et abandonnés, la société chinoise Lu et Lang a bloqué la circulation d’un cours d’eau avec la boue provenant du lavage d’eau. Le fleuve « bâton » ne circule plus et plusieurs animaux ont déjà trouvé la mort dans ce cours d’eau envahi par la boue. L’on parle même d’enfants mort dans ce fleuve désormais obstrué par la boue d’or déversée par la société Lu et Lang.
Il faut relever que ce drame arrive deux jours après une rencontre tripartite organisée entre le sous préfet de Ngoura, la société Lu et Lang et les communautés, mais qui ne s’est pas tenue car l'entreprise n'a pas honoré le RDV, sous prétexte de ne pas comprendre le français. Pourtant, ces entreprises disposent toujours des interprètes. En plus, de déclarer ne pas comprendre le français, ces derniers (accompagnés de militaire qui leur servent de garde de corps) ont d’abord fais savoir que leur patron était en déplacement en chine.
Mais, une descente du sous-préfet en compagnie des forces de l’ordre dans le chantier des chinois a permis de trouver sur place le patron que les employés chinois disaient être en chine. Ramené sur la place de la réunion, le patron a proposé au sous-préfet de renvoyer la réunion a une date ultérieure. Une demande acceptée, malgré le courroux du maire de Ngoura, du chef de canton de Ngoe Ngoe et toute la population unanime pour un arrêt des travaux par la société chinoise. La réunion avait été convoquée à la suite du charnier découvert dans le site de cette société chinoise.
Plus de détails sur les dangers de l'exploitation minière illégale en un clic sur cette video
Liste des personnes décédées
SAMBA 32ANS ,
AMADICO 27ANS ,
HAWA KAÏGAMA 2OANS ,
SALAMATOU 18ANS ,
ATTA GAMBO 41ANS ,
MBELLE FRIDOLIN 22ANS ,
HASSAN ,
SAÏDOU
CHEOU 23ANS


2 sept. 2017

Les entreprises minières doivent agir maintenant pour réhabiliter les chantiers miniers ouverts

Le 29 mai 2017Romain Doua, 26 ans trouve la mort dans le trou d’un site minier ouvert et non réhabilité d’une société camerounaise d’exploitation minière basé à Bétaré Oya. Le jeune père de famille, est surpris par un éboulement de terre alors qu’il s’attelait à faire le « Ngueré[1] » dans un des trous béants crées par l’exploitant minier. Alors que les deux femmes et les six enfants de Romain Doua, enterrent leurs mari et pères, une semaine après, la petite Fleur âgée de 8 ans élève au CE1 est engouffrée dans un autre site minier ouvert à Colomine (Ngoura).
Romain, Fleur… ils sont nombreux à avoir perdu la vie dans les trous béants laissés par les sociétés minières et bien connues de l’administration en charge de l’exploitation minière. Dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, les entreprises minières impliquées dans l’artisanat mécanisé et l’exploitation minière industrielle abandonnent les chantiers miniers ouverts, allant à l’encontre des clauses environnementales contenues dans leur cahier de charges conformément au code minier. D’après le cahier des charges annexé aux autorisations artisanales d’exploitation : « réhabiliter un site c’est remettre les sols et zones perturbés en conditions stables de sécurité, de fertilité et d’aspect visuel acceptable ».

Creusez il y a de l’Or, mais refermez derrière vous
En plus des décès enregistrés, les riverains de ces chantiers miniers ouverts et abandonnés sont exposés à plusieurs problèmes environnementaux, parmi lesquels la pollution de l’eau, la destruction des rivières, des champs agricoles… Qui refermera ces trous béants ? La question a encore été posée à Bertoua au cours d’un atelier d’échanges sur la Politique nationale pour la promotion d’un secteur minier artisanal et à petite échelle durable au Cameroun, tenu du 10 au 12 mai 2017, organisé par l’association Forêts et Développement Rural (FODER) et l’organisation World Wide Fund for Nature (WWF). Le code minier est clair là dessus : «la fermeture de ces trous est de la responsabilité de l’entreprise minière». Mais, les entreprises se défendent auprès des autorités locales notamment les maires qu’elles versent de l’argent dans les fonds séquestres de réhabilitation de l’environnent.

Pourtant, les fonds versés dans ce compte de réhabilitation ne servent que de garantie pour que cela soit fait. L’administration en charge de l’Environnement et celle des mines indiquent que le compte de réhabilitation est inexistant. La question qui se pose est celle de savoir pourquoi n’y a-t-il aucune transparence à ce niveau afin de dégager les responsabilités ? Dans ce secteur personne ne veut reconnaitre sa responsabilité. Et cela est pareil dans la mine industrielle. Conformément aux textes miniers d'avant 2016, notamment le décret de 2002, en ses articles 130 et suivants : « le montant de la réhabilitation est compris entre 0,3 et 1% du chiffre d'affaires brut ». Cependant, avec cinq (5) permis d'exploitation qu'il y a eu au Cameroun, l’on n’a jamais eu connaissance d’un quelconque versement. Ceci, même si certaines entreprises se targuent auprès des autorités locales d’avoir versés leurs fonds. Du moins, si ces entreprises de manière délibérée déclaraient ce qu'elles paient à l'Etat, l'on saurait à qui demander des comptes. La transparence étant en effet une des caractéristiques des entreprises, institutions et organisations responsables.


Des actions urgentes à prendre
Deux ans déjà à ce jour que l’association Forêts et Développement Rural (FODER), aux côtés d’autres partenaires de la société civile, fait campagne en faveur de la restauration des sites miniers ouverts par les exploitants dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua. Aujourd’hui, quelques entreprises ont fermé les trous à Kombo Laka (Meiganga), Beke (Ketté), SODEPA (Bétaré Oya). Malheureusement la fermeture ne se fait pas selon les règles de l'art. Mais, c'est déjà un pas ! Il ne fait donc aucun doute que toutes ces entreprises minières doivent y mettre du leur pour s’assurer que les trous laissés par leur exploitation soient réhabilités. Les communautés elles-mêmes, bien qu’étant encore des acteurs passifs de l’exploitation minière, doivent davantage s’organiser pour défendre leurs droits… Le passage à l’action est plus qu’urgent car le temps de retour à la normale va être long, si nous gardons le silence. Les actions urgentes selon l’association FODER pour que les sites soient réhabilitées sont :
- Que l'administration retire les autorisations d’exploitations artisanales aux entreprises qui n'ont pas réhabilitées les sites,
Que les entreprises déclarent ce qu’elles ont versé à l’Etat pour la réhabilitation des sites
-  Que les entreprises respectent le cahier des charges qu'elles ont signé avec l'Etat du Cameroun notamment la réhabilitation des sites après exploitation
Sinon Dans cinq, dix, vingt ans il ne restera rien que la terre et des lacs empoisonnés, là où se trouvaient notre vraie richesse, notre patrimoine naturel. Que ferons-nous alors ? Il est grand temps d’agir ! #STOP ILLEGAL MINING.

[1] Le Nguéré est une pratique qui consiste pour les riverains à descendre dans les trous laissés béants par les exploitants miniers pour récolter les restes de gravier pour en extraire de l'or

Plus d’un milliard de FCFA de la redevance forestière échappent aux caisses des communes forestières


La conjugaison délétère de la diversité des pôles de paiement de la redevance forestière annuelle (RFA), de la tolérance du retard de paiement et du paiement partiel de cette redevance par les entreprises et la pratique des faux titres de paiement de la RFA, contribue a détourner la RFA du budget des communes forestières au Cameroun comme le révèle l’association Forêts et Développement Rural (FODER) aujourd’hui. Son étude intitulée « La Redevance Forestière annuelle décentralisée au Cameroun : Analyse des mécanismes de collecte, rétrocession, gestion et de contrôle » démontre en effet que plus d’un milliards de FCFA de la redevance forestière échappent aux caisses des communes forestières sur cinq ans.



Le gap relevé dans l’étude, concerne la redevance forestière annuelles des l’année 2009 à 2014. Ces pertes observées dans les caisses des communes forestières cibles de l’étude, sont liées aux problèmes structurels et conjoncturels de cette redevance. « La tolérance du retard de paiement par les entreprises se traduit au niveau des Communes qui ne reçoivent pas en temps convenu la part de RFA qui leur est destinée, et sont accusées par les communautés locales de refuser de restituer leur part », relève Laurence Wete Soh, juriste et une des auteurs de l’étude.
Dans les communes, les maires et receveurs municipaux dans leur effort de bonnes pratiques pour l’amélioration de la gestion de la RFA, font l’effort de recoupage des informations, en se rapprochant des services centraux du Trésor pour avoir les informations désagrégées portées sur leurs historiques. Mais, cet effort, ne prospère toujours pas puisque la grande majorité n’a jamais pu accéder à cette désagrégation qui leur aurait permis de préciser la nature des fonds reçus, et la part de la RFA y contenue.
Si l’on prend en compte toutes les communes forestières au Cameroun, le déficit observé dans les caisses des communes en termes d’argent collecté pour la RFA serait sans aucun doute plus élevé que le milliard de FCFA. Ceci étant renforcé par la pratique des faux titres de paiement de la RFA. Cette pratique s’observe au niveau des banques qui délivrent parfois des avis de virement sans que le virement nait été effectivement opéré. Il en va de même de certains TPG de régions qui délivreraient à certaines entreprises des quittances manuelles attestant du paiement de la RFA alors que le paiement n’a jamais été fait. La conséquence est que les entreprises disposent d’éléments justifiant le paiement et les communes restent soupçonnées d’avoir reçu lesdits paiements sans les avoir affectés aux projets des communautés convenus.

Les conclusions de cette étude interviennent à un moment où le plaidoyer pour la restauration totale et complète des 10% de RFA des communautés est lancé. Ce plaidoyer a été amorcé depuis 2015 par les chefs traditionnels et les leaders communautaires avec l’appui de l’association Forêts et Développement Rural. Dans le cadre de ce plaidoyer l’association FODER estime que des réaménagements dans le model actuel de gestion de la RFA s’imposent comme une nécessité si l’on souhaite véritablement que cette redevance produise les effets escomptés sur le développement local aussi bien au niveau des communes, que des communautés à la base. Ainsi, concernant la collecte et la rétrocession il est plus qu’urgent de :
1- Réinsérer dans la loi des finances la part de RFA des communautés, au seuil minimum de 10% jusqu’alors pratiqué ;
2- Procéder à un audit du recouvrement de la RFA et au calcul, au recouvrement et à la répartition des montants de RFA dus et non ou partiellement payés par les entreprises forestières ;
3- S’inspirer du mécanisme de publication par les entreprises minières des montants des impôts payés dans le cadre de leurs activités, pour améliorer la transparence de la répartition et de la gestion de la RFA décentralisée;
4- Définir       et préciser de       façon contraignante, la trajectoire de la RFA décentralisée du concessionnaire aux communes (périodicité des recouvrements, de la répartition, de l’utilisation et du       contrôle de la       RFA) pour une bonne traçabilité financière de la RFA ;
5- Désagréger et préciser la nature des recettes dans les historiques de comptes délivrés aux communes par le Trésor Public. Le cas du FEICOM peut servir d’exemple.
Pour ce qui concerne le suivi et le contrôle de la gestion, il faut affecter 50% du montant de l’appui au recouvrement de la RFA, au suivi régulier de la gestion de la RFA décentralisée.

23 mars 2016

Jean Pierre Imele : « Il faut accorder à l’agriculture biologique toute la place qu’elle mérite au Cameroun »


Expert et consultant national Fao, il présente l’importance de l’agriculture biologique pour l’économie camerounaise.

Le financement; un frein au développement de la culture Bio au Cameroun

Les opérateurs fonctionnent le plus souvent avec des financements propres qui ne sont pas toujours suffisants et handicapent la production.

Les opérateurs de la filière biologique sont de plus en plus confrontés au crucial problème de financement. Daniel Hamaha, est responsable du Gic Espérance à Njombé, spécialisé dans la production et la transformation des produits Bio. Il confie qu’il arrive à la société de ne pas trouver des moyens nécessaires pour satisfaire la commande des clients. « Nous avons perdu des gros clients, il y a quelques mois. Le Gic  n’a pas pu avoir des financements pour réaliser le travail », raconte-t-il. 

Depuis plusieurs années, il n’existe pas d’établissement spécialisé dans le financement de l’agriculture, ce qui handicape bon nombre de ces producteurs de produits bio. « Autrefois, nous avions le Fonds national de développement rural au Cameroun (FONADER) qui fonctionnait et finançaient plusieurs activités agricoles. Mais depuis la disparition de cet établissement, chaque opérateur se démerde comme il peut. Nous ne percevons même pas les subventions de l’Etat », s’indigne Jean Martin Tetang.


Les banques en dépit de leur surliquidité (qui a augmenté de près 1000 milliards de Fcfa en 2013) sont accusées par des producteurs de produits biologiques de ne pas suffisamment faire des prêts.

Plusieurs agriculteurs bio financent leurs activités avec des fonds personnels, d’autres, par contre, font donc appel aux Ongs internationales et à des bailleurs de fonds étrangers ou des clients étrangers pour leur venir en aide financièrement.  C’est le cas du Gic Espérance de Njombé qui est soutenu par l’Ong le Relufa et ses partenaires étrangers.


 Ces financements aussi minimes soient-ils permettent de pré financer les campagnes de production ou les achats des intrants agricoles. Dans les banques, les responsables expliquent que financer les agriculteurs bios est un réel risque pour la banque, car la plupart de ces entrepreneurs évoluent dans l’informel. Plusieurs ne détiennent même pas de titre foncier, pourtant cette propriété foncière peut servir de garantie pour ces banques. 


En 23 ans d’activité la société Biotropical, par exemple a réussi à avoir pour la première depuis son existence, un prêt de 186 millions de Fcfa accordé par la SGBC, le biais de la garantie Arise ; un service de cette banque. Le titre foncier de l’entreprise avait été mis en garanti.


Toutefois, les agriculteurs biologiques n’ayant pas de solution nationale de financement, quelques uns ont donc recouru à une solution panafricaine de financement dénommé le CEDEXA, instrument de financement panafricain, qui sert de garantie pour les agriculteurs qui souhaiteraient prêter de l’argent aux établissements bancaires conventionnels pour pouvoir garantir leur prêt.


Sans financement, ni subvention de l’Etat, les agriculteurs font face à des coûts de production très élèves et précaires. Plusieurs de ces agriculteurs ne disposent pas de laboratoire d’analyse de pesticides, ni de terminal fruitier. 

Il existe qu’un seul laboratoire public ; le laboratoire Pasteur. Mais celui-ci, n’est pas outillé pour les analyses de pesticides qui sont pourtant exigé dans les cahiers de charge. Ce qui contraints les producteurs à débourser d’importantes sommes d’argent pour des prestations dans les laboratoires privés étrangers (Paris-Dakar…) pour des analyses physico-chimiques et microbiologiques.


Christelle Kouétcha

Agriculture: La difficile avancée des produits biologiques au Cameroun

Ce type de production tarde à être prise en compte dans la politique agricole et handicape son émergence.

Les bruits de moteurs ne cessent de se faire entendre au fur et à mesure que l’on se rapproche la société Biotropical au quartier Bonabéri à Douala. Il est 10 heures ce jeudi. Les employés de Jean Pierre Imele, directeur de Biotropical, sont au four et au moulin. Depuis 23 ans, cette entreprise s’est spécialisée dans l’agriculture Biologique. Un secteur d’activité qui pourtant a du mal à émerger au Cameroun. «  L’agriculture Biologique a encore du mal à décoller dans ce pays, pourtant il dispose d’un énorme potentiel », regrette J.P Imele. Malgré la dizaine d’agriculteurs qui essayent de tenir le coup, l’offre reste toujours faible.